YANOWSKI  - auteur, compositeur, interprète

Petit-fils d’un anarchiste espagnol par sa mère, vaguement slave par son père, Yanowski grandit dans la bohème parisienne au milieu des saltimbanques, guitaristes, danseurs de flamenco, bateleurs et escrocs en tout genre que fréquentent ses parents. Mis au piano classique à l’âge de 6 ans, il se nourrit de littérature fantastique, se passionne pour les récits d’aventure  (Jack London, Stevenson, Conrad…). Fascinés par ses dispositions précoces, ses parents l’incitent à faire des études. Il quitte cependant le lycée à dix-sept ans pour effectuer des voyages psycho-chamaniques au Mexique et au Guatemala. Il en reviendra fort marqué. Ses expériences lui apportent de quoi enrichir sa création artistique. Il étudie la philosophie et compose en même temps des centaines de chansons naturalistes et fantastiques.

 

C’est lors d’un voyage à New York qu’il rencontre Fred Parker et fonde avec lui au printemps 2000, « Le Cirque des Mirages ». Ce duo de cabaret expressionniste aussi violent que poétique rencontre rapidement un public avec de nombreuses scènes parisiennes (Café de la Danse, Cigale, Européen, Trianon, Les Trois Baudets, Le Rond-Point…), des théâtres partout en France et festivals (Avignon, Printemps de Bourges, Festival de Marne, Chorus des Hauts de Seine…). Ils donnent plus de 1000 concerts en 12 ans.

 

Fidèle admirateur d’Edgar Allan Poe, Yanowski connaît toute la poésie du XIXème siècle. Délicieusement anachronique, naturellement anticlérical, il incarne  une forme de mystère dans lequel provocation, élégance et justesse se mêlent pour former un personnage extrêmement singulier et attachant. Il travaille aussi à l’écriture d’un recueil de poésie érotique à paraître en 2014.

 

Publications

2004 « Le Cirque des Mirages en public », CD live Universal Decca
2005 « Fumée d’opium », CD Universal Decca
2009 « Dans les arcanes du temps », DVD au Trianon Codaex France/ Emilie Chédid Prod
2010 « Crimes d’orties blanches » (Le Dilettante), anthologie de 10 ans de chansons

 

Spectacles

2004 « Pour seulement dix Pence /  Le Cirque des Mirages » au Festival d’Avignon (Théâtre Le Funambule)
2005 « Pour Seulement dix Pence / Le Cirque des Mirages » deux semaines au Théâtre du Renard/ Paris
2006 « Fumée d’opium / Cirque des Mirages » au Café de la danse, 8 dates sold-out suivies d’un concert / d’une date à la Cigale et d’une tournée  en France, Belgique et Canada…
2007 Le Cirque des Mirages à L’Européen, 6 dates puis Festival d’Avignon et tournée… Printemps de Bourges, Festival de Marne, Chorus des hauts de Seine…
2008 «  Dans les arcanes du temps / Le Cirque des Mirages » au Trianon, (Paris) sortie du DVD
2009 « Le Ticket  /  Le Cirque des Mirages » en résidence aux Trois Baudets (Paris), 18 représentations et tournée…
2010 « Le Ticket /   Le Cirque des Mirages » au Zoofest de Montréal (Québec) 5 représentations puis Festival d’Avignon
2011 « Le Ticket /  Le Cirque des Mirages » au Théâtre du Rond-Point et Théâtre du Petit Saint-Martin à Paris, puis festival D’Avignon
2012 « Vagabonds des Mers » au Festival d’Avignon (complet pendant un mois) avec Le Cirque des Mirages
2012 « Zorbalof » au Cirque d’Hiver, conte fantastique pour enfants, commandé par Radio France
2013 « Vagabonds des Mers », 42 représentations au Théâtre Michel (Paris) avec Le Cirque des Mirages

 

Gustavo Beytelmann – arrangements pour piano et violon

Gustavo Beytelmann est né en 1945 en Argentine. A 13 ans il entre dans l’orchestre de bal où joue son père. C’est à partir de cette expérience qu’il décide de dédier sa vie à la musique.

A Rosario, Buenos Aires, Rome et Paris,  piano, harmonie et composition lui font mener une vie professionnelle et artistique intense. Il compose des musiques pour le cinéma en Argentine, en Italie, en France et en Allemagne et fait partie de différents groupes de jazz. Il rencontre ASTOR PIAZOLLA en 1977 qu’il accompagne trois semaines à l’Olympia et sur sa tournée  Européenne, puis fonde avec les musiciens du même nom le trio MOSALINI– BEYTELMANN – CARATINI qui tourne pendant 12 ans. Il est aussi l’arrangeur et pianiste du GOTAN PROJECT sur trois albums: Inspiracion Espiracion (2004), Lunatico (2006), Tango 3.0 (2010) et du prochain album de CATHERINE RINGER.

 

El senor Beytelmann vu par Yanowski dans «La passe interdite» :

Qui se promène inopportun
Dans le port de Rosario
Accompagné de trois putains
D’une crapule et d’un travelo
Qui sème l’angoisse et la peur
Dans les tripots des bas-quartiers
Du plus petit des receleurs
Au plus infâme bonnetier
Qui manie mieux le revolver
Le couperet  et le couteau
A fait chouriner le notaire
Braqué la banque d’Orono
Qui appelle-t-on à toute heure
Pour liquider le scélérat
Qui inspire ainsi la  terreur
Aux truands de Balvanera (…)

Refrain  : El senor Beytelmann
Fleur orangée de frangipane
Car derrière ce coeur de pierre
Se cache une âme solitaireUn poète du révolver
Un coeur sensible un mélomane
Te voy a matar capitan
S’il flingu’ lui c’est par grandeur d’âme
Car il faut bien battre le fer
Régler proprement cette affaire
Mais il cache en lui un mystère
Un doux secret un tendre drame …
Il aurait voulu jouer Mozart

 

Samuel Parent, piano

En venant écouter la « Passe interdite », on découvrira du même coup un pianiste époustouflant tant par la justesse de son jeu que par la puissance de son interprétation. Artiste fou et inspiré, Samuel Parent apparaîtra comme une « véritable révélation » à ceux qui n’ont pas encore eu la chance de le découvrir sur la scène internationale.

Né en 1982, Samuel Parent débute le piano classique à cinq ans.

Après avoir étudié avec Michel Bourdoncle à Aix-en-Provence, puis Olivier Gardon à Paris, il est admis dans la classe de Brigitte Engerer au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dont il sort quatre ans plus tard avec un diplôme de Formation Supérieure. Au cours de ses années d’études, Samuel Parent va tout d’abord se perfectionner avec de grands Maîtres tels que Mstislav Rostropovitch, György Kurtag, Boris Berezowsky et Dang Thai Son…

En 1998, il fonde le Trio con Fuoco, ensemble primé dans de nombreux concours internationaux et au sein duquel il va se produire régulièrement dans de nombreux festivals (Aix-en-Provence, la Roque d’Anthéron, Flâneries musicales de Reims)

C’est en 2008 que Samuel Parent obtient le deuxième prix au concours international Rina Sala Gallo de Monza (Italie) qui le fait connaître du grand public. Cette même année, il intègre la classe de musique de chambre du quatuor Artemis à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Belgique.

 

Soliste invité, on le retrouve dans des concerts avec orchestre dans la saison Prima la Musica de Vincennes, aux Nuits Pianistiques de Moldavie, ou encore en tournée avec le Jeune Orchestre de la Communauté de Madrid.

 

Chambriste recherché, il se produit avec de nombreux artistes tels que le quatuor Ebène, Henri Demarquette, Olivier Patey, Erik Berchot, Emmanuel Christien et joue régulièrement avec la violoniste Mathilde Borsarello-Herrmann, artiste primée au concours Long-Thibaud avec laquelle il s’est produit notamment à la salle Gaveau et au théâtre du Châtelet à Paris.

 

Pétris de littérature russe et allemande, âme romanesque, il fallait bien un esprit comme celui de Samuel Parent pour accompagner Yanowski dans ces histoires insensées. Ce n’est pas pour rien si le soliste a interprété dernièrement avec brio le premier concerto de Chopin au Festival Les nuits pianistiques d’Aix-en- Provence…un vent fougueux souffle des calanques à la Neva.

 

Hugues Borsarello, violon

Hugues Borsarello n’est pas seulement né dans la musique, de parents musiciens, on peut dire de lui qu’il est né à la musique, qu’elle l’habite depuis bien avant sa naissance, qu’elle l’a construit et façonné. Il joue ainsi la partition de sa vie sans la moindre hésitation, comme une évidence et toujours en mode Majeur. Il n’a pas choisi le violon, c’est l’instrument qui s’est imposé à lui. Un beau début …

La suite s’enchaîne très rapidement: après un premier Prix au CNR de Paris, il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il se perfectionne auprès de Patrice Fontanarosa et crée un trio en compagnie de David Saudubray (piano) et Gautier Capuçon (violoncelle), car musique et relations humaines sont toujours étroitement liées dans son parcours. Durant cette même période, il est admis au « Gustav Mahler Jugend Orchestra ». Sous la direction de Claudio Abbado ou Seiji Ozawa, il participe à des tournées en compagnie de Yuri Bashmet, Yo-Yo Ma… Cette expérience sera pour lui un tremplin vers d’autres orchestres de renom et c’est très jeune qu’il s’immerge dans le répertoire symphonique au pupitre de violon soliste ou supersoliste. Depuis 2009, il est violon solo et directeur artistique de l’orchestre de chambre d’Alsace La Follia.

Soliste passionné, Hugues Borsarello transmet au public, avec une émotion sincère et profonde le plaisir qu’il tire de la partition et de ses infimes et multiples facettes, comme autant de clins d’œil au compositeur. Le temps d’un concert, il ouvre à nos sens le monde mystérieux de la musique, façonnant tout naturellement les notes écrites en matière sonore. De ses débuts musicaux en famille, puis un peu plus tard aux côtés d’amis musiciens, Hugues Borsarello a gardé avec la musique de chambre des liens tout particuliers qu’il fonde sur le partage et la diversité.

Au côté de Jérôme Ducros, Olivier Charlier, Gautier Capuçon, Laure Favre-Kahn… il participe à des festivals de renom. Il rejoint en 2009 le Quatuor Leonis dont il est le premier violon. Ce choix du quatuor à cordes, formation reine de la musique de chambre, marque une nouvelle étape dans le parcours d’Hugues, dont l’énergie musicale est sans cesse renouvelée par la soif d’explorer et de découvrir.

Hugues Borsarello joue un violon de Ruggieri, Cremone c1695 ainsi qu’un archet de F,X Tourte Paris, c1795 mis à disposition par Olivier Gary, luthier à Mulhouse.

 

Extrait Le Violon du Diable dans « La passe interdite » :

Il y avait au coeur de Yérévan
Dans une taverne tzigane
Un violoniste fabuleux un vieux gitan
Qui jouait une musique effroyable
Un air à faire prier le diable

A transformer les douze Saints en pénitents
Dès qu’il déroulait ses lignes chromatiques
La foule dansait emportée par cette musique
Et comme prise d’hilaritéNe parvenait plus à cesser
De tournoyer de tournoyer et de danser (…)

 

Anne Le Pape, violon (en alternance)

Anne Le Pape joue au sein du Grand Orchestre de Tango de Juan Jose Mosalini depuis sa création en 1992. Parallèlement, elle poursuit son cursus classique au CNSM de Lyon en troisième cycle de musique de chambre, puis intègre ProQuartet où elle reçoit l’enseignement des quatuors Alban Berg, Hagen et Lasalle. Elle sera lauréate de plusieurs concours internationaux en trio et quatuor à cordes.
Elle est violon solo des Fleurs Noires (orchestre deTango contemporain) ainsi que du sextet de tango Las Malenas, deux formations avec lesquelles elle se produit en France et à l’étranger. Elle joue avec Melingo depuis 2011, notamment à Paris (Café de la Danse, la Cigale, festival Banlieues Bleues…) et en Europe. Dans l’univers du Jazz, elle travaille avec Florin Niculescu sur la tournée de son spectacle « Dangophonie » en 2004 et 2005. Elle participe à des projets avec Thomas de Pourquery (enregistrement du disque de DPZ, concerts avec Rigolus, Élise Caron). En 2011, elle intègre le projet de Médéric Collignon sur la musique de King Crimson, « A la Recherche du Roi Frippé ». L’album sera élu « Meilleur Album de l’Année » aux Victoires du Jazz 2013.
Récemment, elle a rejoint Yanowski sur son spectacle « La Passe Interdite », après avoir participé à l’enregistrement des disques du « Cirque des Mirages ».
Elle intègre également d’autres univers, notamment avec la chorégraphe Blanca Li (« Salomé »), et au théâtre (« Jean la Chance » de Brecht / Fall, « Conseils pour une Jeune épouse » de Aubert / Fretin).